Et si vous écriviez un livre ?

Cette petite voix vous chuchote à l’oreille une idée que vous ignorez depuis longtemps ? Vous faites partie de ces millions de français qui n’ont toujours pas fait le grand saut, soit un sur trois ! N’est-ce pas un peu triste de passer à côté d’une envie, d’un rêve, voire d’un profond besoin d’écrire ? J’imagine déjà ce que vous vous dites. Je me le suis dit aussi pendant longtemps : comment se démarquer parmi toutes les personnes qui publient des livres ? Il suffit de voir le nombre de sorties littéraires à chaque rentrée scolaire… 500, voire 600 ! Vous avez l’impression que tout le monde aspire à être auteur ? Et bien pour ma part je m’en réjouis ! Plus nous serons nombreux à exprimer notre créativité, de cette manière ou d’une autre, plus nous goûterons à l’une des joies de l’existence. S’exprimer, faire valoir son histoire, son imaginaire, à travers un mode d’expression aussi jubilatoire que l’écriture, peut être un acte tout-à-fait naturel, et salvateur. Vous en priver, nous priver de votre inspiration ne serait vraiment pas raisonnable. Une fois ce postulat accepté, on peut passer à l’étape d’après.

On doit publier ses œuvres posthumes de son vivant. Ne serait-ce que pour voir l’effet que ça fait.” Guy Bedos

Ecrire pour quoi, pour qui ?

Premièrement, franchir le mur de ses peurs est indispensable. Mais une fois assumée l’envie de foncer, il importe de se poser les bonnes questions. Parce qu’on ne va pas très loin sans donner un cap à son désir, aussi fort soit-il. L’idée qui germe en vous va-t-elle donner naissance à une fiction, un essai, une biographie… ? Qui pourrait être le narrateur ? Vous ? Une fois passées ces interrogations de base, on part de soi pour aller vers les autres. C’est-à-dire que vos écrits, quels qu’ils soient, vont vous faire plaisir, vous exalter parfois, vous surprendre aussi, mais n’oubliez jamais une chose (et c’est là que ça peut coincer) : vous écrivez pour vous mais surtout pour vos lecteurs. Votre plaisir doit se transmettre à votre public. Et c’est là que votre style rentre en jeu. Mais comment savoir quel style on a quand on n’a jamais écrit ? Pour le savoir, il n’y a pas de secret : se confronter à la page blanche et se lancer ! Facile à dire. Et pourtant, c’est bien souvent cette étape que l’on redoute et qui explique la procrastination qui fait que vous n’avez pas encore dans vos mains ce livre de vos rêves. J’ai connu cette période. Et la lecture d’un ouvrage m’a débloquée au moment où j’en avais le plus besoin : The Artist Way. J’ai écrit trois pages chaque matin, mettant sur papier tout ce qui me venait à l’esprit. Essayez, je parie que vous allez vous régaler. Et n’oubliez pas d’adopter la méthode CQFD : Pas de censure/Quantité (un maximum d’idées )/Le farfelu est bienvenue/Démultiplication (une idée en entraîne une autre).

 “Le jour où écrire donnera un sens à votre vie, vous serez écrivain”. Joël Dicker

Le public attend votre histoire

Dites-le-vous plusieurs fois par jour comme un mantra : le public attend votre histoire ! Cela vous donnera une sacrée pêche. Avec un bon mélange de cœur et de méthode, ça marche ! Combien sont-ils/elles à avoir besoin de votre témoignage ou de votre imaginaire pour s’en inspirer à leur tour ? Aujourd’hui plus que jamais, chacun aspire à lire des récits qui ont du sens, à forte valeur ajoutée, qui résonnent avec son vécu et peut même bouleverser. Il est tout-à-fait légitime de montrer son travail aux autres, de faire part de son expérience (qui peut faire gagner du temps aux lecteurs). Mais tout dépend bien sûr de la manière dont on le fait. Bien manier la description d’émotions, un schéma narratif, un style permet de capter l’attention ou de donner de l’espoir (pour celui ou celle qui est en difficulté ou en recherche de réponses à son problème).

Ecrire, c’est très dur, avec de grandes fenêtres de joie”. Andrée Chedid

Et si le talent est là par chance, il ne représente que 1% contre 90% de travail, de persévérance et de discipline. D’autant plus que vous allez vous lancer dans cette aventure en plus d’un job que vous avez et peut-être d’une famille à gérer. Mais rassurez-vous, en s’organisant bien, les choses sont plus faciles qu’il n’y paraît. Si tant d’autres l’ont fait, dans des circonstances parfois difficiles, ne doutez pas que vous aussi, vous pouvez mener à bien votre projet. Si vous êtes vraiment motivé(e) par l’envie, vous allez adopter un mental de sportif (même si le sport n’est pas votre truc. Ce n’est qu’une question d’état d’esprit).

Avant d’aller plus loin, faites un tour d’horizon des livres que vous auriez aimés écrire vous-même. Ils peuvent vous servir de modèle (au début seulement, pour vous lancer). Ensuite votre style personnel et le ton que vous emploierez s’imposera. En ayant à l’esprit que l’écriture doit être SIMPLE, CLAIRE, FLUIDE, NATURELLE, INSPIRÉE et PRÉCISE. Et dites-vous une chose : si elle bloque à un moment ou à un autre et que vous vous sentez seul(e) dans l’exercice, d’autres personnes sont là pour vous guider et vous accompagner !

 

 

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